Du Velours

"Ni pour ni contre, bien au contraire" – Bertrand Delanoë

L’OFCE vert d’avoir servi de caution au budget d’Eva Joly

by Olivier Prêtre on 2 février 2012

Mardi 24 janvier, veille de la conférence de presse organisé par Eva Joly pour présenter son budget, l’OFCE publie un communiqué de presse démentant sa validation scientifique sur ledit budget. Avant même son annonce officielle, le budget vert fait polémique. Chronique d’une polémique annoncée

Eva Joly présente et défend son programme économique

by Olivier Prêtre on 26 janvier 2012

Ce mercredi 25 janvier 2012, Eva Joly a convoqué la presse dans son QG de campagne au 6 rue Chaudron Paris 10ème. Objet de l’invitation : l’annonce du contre-budget d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour la présidentielle, autrement dit, le programme économique des Verts.

Tenant solidement son pupitre, Eva Joly, de son ton vindicatif, déclame les mesures de son programme économique. “Il est possible de mettre en place une écologie de combat contre la crise” décoche-t-elle.

Certes, n’est pas présidentiable qui veut, mais la posture est là. On retrouve l’assurance de la juge d’instruction qui défia Roland Dumas, Loïck Lefloch Prigent et Bernard Tapie.

D’écologie, thème envers lequel on lui reproche souvent d’avoir trop peu d’égards, Eva Joly prend garde d’en assaisonner son discours à bonne dose. “Mon budget est meilleur pour la planète” ose-t-elle affirmer.

Discours sur le mode démocratie participative, les journalistes se font une joie d’interroger la dame aux lunettes rouges sur des sujets sensibles. Une question sur le pouvoir d’achat et sur une augmentation du SMIC à laquelle elle rétorque réduction des factures de chauffage des français par deux et pirouette sur le SMIC.

Si la question s’avère plus technique, Pascal Canfin, son conseiller économique accessoirement député européen EELV, vient à la rescousse. Celui-ci gage le solidité de son budget sur le fait que des experts de l’OFCE ont établi des simulations macroéconomiques à l’horizon 2014 et 2015.

Eva Joly déclare sa politique économique assistée de Pascal Canfin

Pascal Canfin ne boude pas le plaisir d’une pichenette lancée à l’encontre des socialistes. Ceux-ci on élaboré leur budget sur une hypothèse de croissance du PIB de 2,5%. Fort présomptueux eu égard au taux de 0,8% prédit par l’OFCE et adopté par les Verts pour construire leurs prévisions. “Nous nous sommes dans le monde réel !” peut-on lire dans le programme distribué à tous les journalistes.

De même, Eva Joly reproche à François Hollande de vouloir faire trop d’austérité. “C’est irréaliste d’atteindre 3% de déficit dès 2013. Nous nous ne l’atteindrons qu’en 2014”.

A la question “pensez-vous récupérer le triple A ?”, “nous parions sur l’intelligence des agences de notation” rétorque Eva Joly. “Pari risqué !” répond une voix. Rires dans la salle.

Sûre d’elle, Eva Joly clame “je suis contre la politique d’austérité”. “C’est pourquoi c’est important que vous votiez pour moi au premier tour, et les agences de notations ne sont pas pour une politique d’austérité” s’autoconvainc-t-elle. Ce qui semble être confirmé par le FMI qui exhorte les pays de raisonnablement lever le pied sur la rigueur pour ne pas étouffer la croissance.

“C’est de la relance par l’investissement” rassure Pascal Canfin qui préconise au passage de transformer le pacte de stabilité économique dans la zone Euro en pacte de soutenabilité.

Et le nucléaire ? “Sortir du nucléaire ne coûte pas plus cher que de rester dans le nucléaire” balaie Eva Joly.

Place aux caméras et micros pour les petites déclarations.

Remise du prix RSF pour la liberté de la presse

by Olivier Prêtre on 16 décembre 2011

And the winner is : Ali Ferzat. Caricaturiste syrien, il est couronné du Prix journaliste de l’année Reporters Sans Frontières pour la liberté de la presse. L’homme n’est pas présent à la cérémonie qui se déroule dans l’auditorium du Monde ce mercredi 7 décembre 2011. “Ali est repris dans toute la presse arabe” déclare Plantu, à domicile, qui réceptionne le prix à sa place. Ses dessins satiriques défilent sur l’écran géant alors que Plantu lui témoigne soutien et admiration. Pour la petite histoire, passée sous silence pour ne pas ajouter à l’atmosphère pesante de cette cérémonie, Ali Ferzat s’est fait violemment agressé en août dernier. Les mains brisées pour avertissement de ne plus dessiner. Il avait caricaturé Bachar El Assad faisant du stop aux côtés de Kadhafi en fuite.

La soirée avait commencé par un Erik Israelewicz en maître des lieux, défiant les menaces d’atteintes aux libertés de la presse dont le Monde a fait les frais durant l’affaire Bettencourt. Le procureur Courroye, qui a ordonné la réquisition de fadettes de journalistes du Monde, en ligne de mire. Le ton est donné. Jean-François Julliard, Président de RSF, succède à la tribune. “Il est de plus en plus difficile d’exercer le métier de grand reporter de manière sereine, surtout sur terrain de guerre et dans les foules” déclare-t-il. Et d’ajouter : “Encore aujourd’hui, un journaliste s’est fait lynché sur la place Tahrir”. Il poursuit en égrenant un triste bilan sur les deux jours qui précèdent :  “hier, un journaliste a été assassiné en Ouganda; un journaliste RFI a été arrêté au Burundi il y a deux jours; un journaliste anglais a été arrêté au Zimbabwe; en Russie, des journalistes et blogueurs ont été arrêtés …” etcetera etcetera. La salle retient son souffle. Delphine Saragosse, pétillante Directrice Générale de TV5 Monde, rejoint la scène. Comme aux Césars, hommage est rendu aux morts. En l’occurence, Jules Koum Koum, correspondant RSF au Cameroun, et Ali Boudoukha, en Algérie. Ambiance.

Petit intermède avec l’arrivée de Stanley Greene, fondateur de l’agence photo Noor. En Anglais, il commente un diaporama qui défile en hommage à des journalistes reporters à travers le monde.

Le public est chaud pour la remise des prix. Richard Borhinger, invité à la tribune, balbutie quelques mots, et Jean-François Julliard annonce les nominés pour le prix du journaliste de l’année. Après le couronnement d’Ali Ferzat, dont la férocité des dessins a détendu l’atmosphère, c’est le tour du prix décerné au média de l’année, prix qui récompense un média qui incarne le combat pour le droit d’informer et d’être informé. Jean Rollin, journaliste écrivain, rejoint par Erik Israelewicz, remettent le trophée à Weekly Eleven News, hebdomadaire birman, qui se distingue pour son indépendance et son courage envers la junte militaire. Les journalistes birmans ont fait le déplacement. Deux d’entre eux, accompagnés de leur interprète traductrice, une émotion palpable dans leur voix, communiquent remerciements et satisfaction. Salves d’applaudissements et de flashs pour la traditionnelle photo finale.

Liens :

Ennahda, qui es tu ?

by Olivier Prêtre on 27 novembre 2011

“J’ai été mal compris. Je voulais seulement donner l’exemple d’une bonne gouvernance fondée sur le droit et l’équité” assure Hamadi Jebali, nouveau premier ministre tunisien, en réponse aux inquiétudes qu’a provoqué son appel à un sixième califat. En substance, lors d’un grand meeting devant le Hamas, dimanche 13 novembre à Sousse, Jebali a déclaré : “Mes frères, vous vivez un moment historique, un moment divin, une nouvelle étape civilisationnelle dans un nouvel Etat si Dieu le veut, dans un sixième califat Inch Allah.”

La semaine précédente c’était Souad Abderrahim, ancienne militante de gauche fraichement élue de la circonscription de Tunis 2 sous les couleurs d’Ennahda, qui soulevait de vives critiques. Sur les ondes de la radio arabophone Monte Carlo Douliya, elle s’en était prise aux mères célibataires en les qualifiant d’infamie pour la société. Modernistes laïques et tenants de la gauche progressiste n’ont pas manqué de la clouer sur l’autel de la démocratie et de la laïcité. A tel point que ladite Souad Abderrahim a été agressée physiquement, mais sans gravité, devant le parlement.

A l’image du scrutin du 23 octobre d’où Ennahda est ressorti vainqueur avec 41% des voix, la société tunisienne est le théâtre d’affrontements idéologiques entre laïcs et islamistes, exacerbés depuis l’affaire du film Persépolis diffusé par Nessma TV au mois de septembre. Une scène du film, qui représente le prophète, a déclenché des incidents violents (attaque du siègle de Nessma TV, incendie de la résidence du président de la chaîne au cocktail molotov) et des intimidations (menaces de mort) envers les employés de la chaîne. Les islamistes sont à la manoeuvre.

Ennahda s’est employé à déplorer ces actes de violences mais ne les a pas non plus fermement condamnés. Ce double discours qui consiste à rassurer d’un côté, en affirmant son attachement aux valeurs démocratiques et libertés individuelles, et à revendiquer de l’autre l’identité arabo-musulmane et islamique en particulier, s’avère peu compréhensible et obscur. Cela s’explique en grande partie par la multiplicité des mouvances d’Ennahda. Le parti est, de fait, traversé par trois grands courants.

Les modérés, composante importante, incarnés par Hamadi Jibali, allient principes démocratiques et identité islamiste et se disent proches de l’AKP turque. Le courant des frères musulmans prône, quant à lui, un retour à l’islam politique, en d’autres termes l’application de la charia. Rached Ghannouci est son grand représentant et est proche du Hamas palestinien. La troisième mouvance, la plus importante, est aussi la plus radicale. Elle constitue la base militante du parti. Elle appelle de ses voeux un islam traditionnaliste très conservateur, le califat, et a de fortes affinités avec le courant salafiste.

En dépit de ses composantes plus ou moins radicales, la légimité démocratique d’ennhada n’est en aucun cas discutable. Ce parti a su conquérir par les urnes. Néanmoins, pour que le jeu démocratique puisse avoir lieu, toute la clarté et la transparence sur ce mouvement est nécessaire. Pour les tunisiens comme pour les pays qui ont la Tunisie dans l’objectif, la France en particulier.

Sources :

Goncourt 2011 : un prix attendu

by Olivier Prêtre on 9 novembre 2011

Le suspense est levé. Alexis Jenni remporte le plus prestigieux des prix de la république des lettres, le Goncourt, pour son livre L’art français de la guerre.

Mercredi 2 novembre, avant même la remise du prix chez Drouant, le très chic et fameux « restaurant  Goncourt » du deuxième arrondissement, son nom circulait déjà sur toutes les lèvres.  Non que le résultat fût éventé par quelque taupe aux longues oreilles ou par des fuites d’un juré véreux  (le prix n’est que de dix Euros). Le Goncourt fait toujours l’objet de conjectures qui alimentent les dîners en ville. Langues de vipères et ragots font le sel du milieu hostile de l’édition. Il n’est un secret pour personne que les prix littéraires parisiens sont calculés d’avance et n’obéissent qu’à deux règles : réseautage et copinage. Mais chut ! Ne le dites à personne. Ne parlez pas non plus de conflit d’intérêts au risque de froisser la susceptibilité de l’institution germano-pratine, exception culturelle que le monde entier nous envie.

Alexis Jenni, qui se pensait encore il y a peu comme « un écrivain du dimanche », vit un conte de fées. Son livre, dont le manuscrit avait été envoyé par la Poste « à l’ancienne », est doublement couronné : un succès commercial, 56000 exemplaires déjà vendus, et un succès critique, les libraires l’ayant encensé avant que le Goncourt ne le consacre.

L’art français de la guerre possède toutes les qualités pour faire un bon Goncourt.  Il est question des guerres de décolonisation françaises, l’Indochine et l’Algérie, et de leur héritage dans les mémoires. Un sujet d’histoire et de politique en or pour le patrimoine culturel. C’est le premier roman de son auteur, et son style certes classique est assez ampoulé, ce qui correspond à la philosophie originelle d’Edmont de Goncourt qui dans son testament souhaitait que son prix aille « à la jeunesse, à l’originalité du talent, aux tentatives nouvelles et hardies de la pensée et de la forme ». Le poids du livre fait bonne mesure : 1 kg pour 633 pages. Enfin et surtout, il est édité chez Gallimard. Et 2011 est l’année Gallimard, le centenaire de Gallimard ! Après avoir renommé en grandes pompes la rue Sébastien Bottin où siège la maison d’édition en rue Gallimard, il était inconcevable que le Goncourt fût attribué à une autre maison.

 

Procès Carlos : un événement médiatique et révolutionnaire

by Olivier Prêtre on 8 novembre 2011

Quatre attentats à la bombe en 1982 et 1983 qui ont fait en France 11 morts et environ 200 blessés : tels sont les chefs d’accusation auxquels devra répondre Ilich Ramirez Sanchez alias Carlos lors de ce procès qui s’ouvre ce lundi 7 novembre devant la cour d’assise spéciale de Paris.

Les journalistes sont nombreux à attendre, à épier les différentes parties du procès aux alentours de la salle d’audience. L’avocate de Carlos, Maître Isabelle Coutant-Peyre, qui est aussi sa femme devant Allah depuis 2001, est assaillie par une horde de caméras, appareils photo et micros avant de pénétrer par l’entrée des avocats. « C’est un procès politique » répète-t-elle à l’envi en rappelant qu’Ilich Ramirez Sanchez a déjà été condamné en 1997 à la prison à perpétuité dont 22 ans de sûreté pour le meurtre de deux agents de la DST et d’un indicateur de police en 1975. Et d’ajouter qu’il a déjà effectué 17 ans dans les geôles françaises.

Familles et avocats gravissent les marches, suivis de près par un troupeau de journalistes accrédités tandis qu’iTélé réalise un sujet dans cet imposant décor romain qui prépare à l’entrée du TGI de Paris. Une file d’attente spéciale est dédiée au public. Peu nombreux – une trentaine de personnes – sont les curieux et soutiens au controversé Carlos au regard de l’événement médiatique. Dieudonné, président du comité de soutien à Carlos, et dont la fille est prétendument filleule de Carlos, répond aux questions des journalistes de France 2. En queue de cortège, cinq représentants des « Black Panthers », arborant leur badge panthère.

« Je suis révolutionnaire de profession » scande Carlos, le poing levé de la révolution, face à la cour d’assise. Ainsi est donné le ton du procès. Le président prononce le réquisitoire et rappelle les faits. Les avocats de Carlos orientent la cour vers des problèmes de question prioritaire de constitutionnalité et de prescription des faits, égrenant au passage les multiples ouvertures de procès, non-lieu prononcés et dessaisissements des quatre affaires d’attentats. 11h40, le président de la cour d’assise Olivier Leurent déclare la séance suspendue. Reprise à 12h15.

Sûr de lui et presque souriant, à 62 ans, l’homme aux cheveux blancs et à la fine moustache caractéristique, affublé désormais d’une courte barbe blanche, revient dans le box sécurisé par une épaisse vitre. La séance reprend. Un avocat de la défense représentant les victimes et leurs familles rappelle qu’il n’est pas dans cette enceinte pour refaire le monde. Il se met à ironiser sur la nostalgie des temps révolutionnaires anticapitalistes des années 70 et interpelle Carlos : « Vous n’êtes pas un Alcazar moderne ! » La bataille est lancée et les deux thèses contradictoires posées : Carlos le défenseur révolutionnaire de la cause palestinienne versus Carlos le terroriste aveugle qui n’assume pas ses actes.

Le budget parisien par Hervé Morel

by Olivier Prêtre on 26 octobre 2011

Assise côté gauche au milieu de la table, Alix Béranger, cheveux bruns mi-longs, la trentaine, déclare la séance ouverte. Ordre du jour : le budget parisien. Nous sommes mardi 25 octobre, 19h30, dans le local politique d’Europe-Ecologie-Les Verts du 6 rue Chaudron, Paris dixième. L’assemblée n’a rien de protocolaire : une grande table rectangulaire autour de laquelle une quinzaine de sympathisants et militants sont assis.

Alix, responsable des formations militantes, présente l’invité qui tiendra séance : Hervé Morel, la cinquantaine grisonnante, co-secrétaire d’EELV, animateur de la commission économies d’EELV et auteur du livre « La France surendettée ? Une réponse écologique ». Son opus est mis à la disposition de chacun ainsi qu’un document d’une dizaine de page qui « servira de conducteur à la séance » indique Hervé.

« L’objectif est simple, il s’agit de vous donner les clés de compréhension du budget parisien, sous-entendu avec l’objectif de saisir les enjeux de stratégies de conquête de la Mairie de Paris » entame Hervé. Au chapitre de son intervention : structure des comptes de Paris et règle d’or, budget de fonctionnement et d’investissement, endettement, bilans des trois mandatures, questions en débat et pour finir des pistes pour un budget écolo.

C’est parti. Particularité à noter : Paris est à la fois ville et département. Il convient de distinguer aussi le budget global et le budget par arrondissement auquel est dévolu la gestion des équipements (éducatifs, culturels et sportifs) et des animations tels que la publication de gazettes, l’organisation de réceptions… Le budget de l’arrondissement s’élève à 5 à 10 millions d’Euros.

Deux nouvelles personnes se joignent au cercle. Hervé poursuit son exposé, imperturbable. Le budget obéit à la « règle d’or » du code des collectivités territoriales : le budget de fonctionnement doit être équilibré, l’emprunt ne peut être utilisé que pour financer des investissements. Les dépenses du budget de fonctionnement atteignent 5,9 milliards d’Euros (base 2010), les recettes 6,6 milliards d’Euros. Acronymes et abréviations sont délivrées en cascade : RSA, APA, ASE, STIF, FNGIR, CET. « L’Etat me doit 1 milliard d’Euros. » C’est une marotte de Delanoë fait remarquer Hervé. En effet, « l’Etat ne compense pas certains transferts, ce qu’il justifie au titre de la nécessité de faire des efforts de gestion » ajoute-t-il sans complaisance pour Sarkozy. L’assistance ébahie s’interroge sur la légalité d’une telle pratique.

La bouteille de jus de goyave bio tourne. Le forum des halles et le stade Jean Bouin font débat. Avec le tramway, ce sont les plus gros postes de dépenses du budget d’investissement parisien. Grognements, tensions, haussements de ton. Delanoë doit avoir les oreilles qui sifflent. Même si Paris est détenteur d’une note « triple A » et d’un budget exceptionnellement riche, le maire de Paris est vivement critiqué pour son recours à l’endettement qui est passé de 1,1 milliard d’Euros en 2002 à environ 2,7 milliards d’Euros en 2011. Même ses mesures de bonne gestion, ne pas créer de nouveaux emplois municipaux, font polémique face aux besoins générés par les équipements créés.

Le jus de goyave se vide. Les discussions s’animent sur les possibilités de dégager de nouvelles recettes. La taxe de balayage qui a été revue, a déjà permis de générer de nouveaux crédits. La taxe d’habitation, quant à elle, fait resurgir de vieux débats qui préconiseraient de l’adosser aux impôts sur le revenu. Le consensus de ne pas y toucher semble faire légion actuellement.

« Pour revenir vers des préoccupations écolos » conclut Hervé, une étude sur l’investissement pour la réduction de l’empreinte écologique à Paris créerait environ 80000 emplois avec un investissement de 9 milliards d’Euros sur 10 ans. Cela ne constitue pas LA solution mais « cela a le mérite d’être force de proposition écologique et crédible pour l’avenir. »

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